Skyrock.comDécouvrir
  • ACCUEIL
  • BLOG
  • PROFIL
  • CHAT
  • Musique
  • Sources
  • Vidéos
  • Photos
  • Tasanté
  • Cadeaux
  • Facebook
  • Connecte-toi

    J'ai oublié mon mot de passe
  • Crée ton blog

  • Blog

Des poèmes et des ombres

Photo de blog-poeme-ombre

blog-poeme-ombre

Description :

- Littérature : roman, poésie romantique
- Fiction gothique
- Romantisme noir
- Histoire
- Mythologie, fantastique
- Musique : rock et métal

  • Ajouter à mes amis
  • Bloquer
  • Devenir fan

Partage

  • Tweet
  • Messenger
  • Amis 0

Design by blog-poeme-ombre

Signaler un abus

Infos

  • Création : 17/09/2010 à 19:12
  • Mise à jour : 20/05/2013 à 14:31
  • 26 531 visites
  • 628 visites ce mois
  • 124 articles
  • 1 721 commentaires
  • 243 amis

Tags

  • amour romantique
  • chanson
  • Charles Baudelaire
  • Evanescence
  • gothique
  • groupe de rock
  • histoire
  • hérésie
  • littérature
  • Moyen Âge
  • musique
  • mythologie
  • poème romantique
  • poème triste
  • poésie
  • Renaissance
  • romantisme noir
  • société
  • suspense
  • XIXe siècle

» Suite

Ses fans (40)

» Suite

Ses amis (243)

  • davy-river
  • Wilhiane-Trynyta
  • Moi-mavieetmeschansons
  • Xx-moimonmoi-xX
  • Nervia
  • ame-poeme
  • spyckmagasine
  • LucifersLair
  • x-ArcLight
  • gaia-89
  • Thrash-snuff-flatts
  • l-ame-d-une-pirate
  • under-the-abyss-music
  • deteve30
  • dictio-du-livre
  • Astronomie

» Suite

Liens Skyrock Publicité

Abonne-toi à mon blog !

RSS

Retour au blog de blog-poeme-ombre

L'Art gothique et le mystère des cathédrales

Imposantes, mystérieuses, magnifiques, les cathédrales gothiques sont parmi les constructions les plus énigmatiques jamais érigées. L'art gothique est tel un poème figé dans la pierre ; quelle âme romantique pourrait rester insensible à cette poésie ? Qui étaient les bâtisseurs des cathédrales, et quels sont les secrets de ces temples moyenâgeux ?
L’Art gothique et le mystère des cathédrales
Le message caché des bâtisseurs de cathédrales

Dans son ouvrage Psychologie et alchimie, le psychanalyste Carl Gustav Jung explique que l'inconscient collectif s'exprime à travers l'art, en particulier l'art sacré. En d'autres termes, l'étude de l'art peut nous apprendre beaucoup au sujet de ce qui se dissimule dans notre inconscient !

L'art gothique présente nombre d'énigmes qui attendent encore d'être résolues. L'un des ouvrages que je peux vous conseiller est celui de J.-P. Bayard intitulé La Tradition cachée des cathédrales. Du Symbolisme Médiéval à la réalisation architecturale (Éditions Dangles, 2009). Ce livre a reçu de nombreux prix, dont celui de l'Institut de France et celui de l'Académie française. Bref, c'est du sérieux.

Voici un résumé des points qui me paraissent les plus intéressants :

---> Les bâtisseurs de cathédrales s'organisaient en confréries. Ces confréries perpétuaient des traditions remontant à l'Antiquité, et qui sont nées probablement en Égypte.

---> Ces traditions étaient considérées comme hérétiques par l'Inquisition. Pour cette raison, les bâtisseurs de cathédrales étaient obligés de dissimuler leurs messages sous forme de symboles.

---> La science moderne nous permet de décoder certains de ces symboles, et nous montre qu'ils sont souvent en relation avec l'alchimie, l'hermétisme et le gnosticisme. L'hermétisme est une philosophie née en Égypte à peu près à la même époque que le christianisme.

---> Les messages dissimulés dans l'art gothique ne sont pas seulement religieux. Ils sont l'expression de nos espoirs les plus profonds, de nos rêves les plus secrets, mais ainsi de nos cauchemars les plus terrifiants. Bref, ils sont le reflet de la face cachée de notre psychisme.

Quelques éléments de l'art gothique

L'art gothique n'a commencé à être appelé ainsi qu'à partir de la Renaissance. Avant, on l'appelait l'art ogival. Pourquoi ? Parce qu'il était basé sur l'utilisation d'une structure qu'on appelle l'ogive. L'invention de cette structure a révolutionné l'architecture au moyen-âge, puisqu'elle a permis de bâtir des édifices plus hauts, plus aériens, plus lumineux.

 


L’Art gothique et le mystère des cathédrales
L'utilisation de l'ogive a permis de réduire considérablement l'épaisseur des murs et de créer de grandes fenêtres qui ont été décorées de magnifiques vitraux. Du coup, contrairement aux édifices romans, les cathédrales gothiques sont remplies de lumière. On peut encore voir le contraste entre les deux styles architecturaux dans les églises où une partie gothique a été ajoutée à une partie romane préexistante. C'est le cas, par exemple, de la basilique Saint-Nazaire située dans la cité médiévale de Carcassonne.

Mais les cathédrales ont également un côté obscur et inquiétant. Il est illustré par les fameuses gargouilles dont les corps chimériques hérissent les murs de ces temples. Elles semblent exprimer la férocité, la peur, la souffrance. Tous les sentiments que nous considérons généralement comme négatifs. À ton avis, quelle est la véritable signification de ces sculptures ?

 


L’Art gothique et le mystère des cathédrales

 


Quelques mots sur un autre aspect important. Les bâtisseurs de cathédrales étaient fascinés par les mystères de la vie et de la mort. D'ailleurs, de nombreuses cathédrales possédaient des cryptes. Les symboles qu'on retrouve dans ces cryptes sont très intéressants. Dans la crypte de la cathédrale de Sienne (Italie), par exemple, j'ai vu de mes propres yeux des signes très étranges gravés sur les murs. Il y a des raisons de penser que cette crypte aurait pu servir de lieu de réunion aux alchimistes, et ce ne devait pas être une exception. Il est très probable qu'il existait des liens entre les confréries de bâtisseurs de cathédrales et les sociétés d'alchimistes.

 


L’Art gothique et le mystère des cathédrales
 
Pour en savoir plus
 
- J.-P. Bayard, La Tradition cachée des cathédrales. Du Symbolisme Médiéval à la réalisation architecturale, Éditions Dangles, 2009.
- Fulcanelli, Le Mystère des cathédrales et l'interprétation ésotérique des symboles hermétiques du grand ½uvre, Société Nouvelle des Éditions Pauvert, 1964. 
- C. Jacq, Le Message des constructeurs de cathédrales, Éditions du Rocher, 1980.
- C.G. Jung, Psychologie et alchimie, Buchet / Chastel, 1970. 
 L’Art gothique et le mystère des cathédrales(pour en savoir plus, clique sur l'image et suis le lien)

 


Articles associés

Histoire :
---> Hermétisme et alchimie dans l'art gothique
----> Montségur, l'ultime sanctuaire cathare
 
Littérature :
---> La théorie des ombres, roman

Poème :
---> Paul Verlaine - La cathédrale est majestueuse

Musique :
---> Carmina Burana
----> Le Moyen Âge et... le rock ?
~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~
Image de la crypte : ©Hakan Svensson, Wikimedia Commons.
Tags : gothique, cathédrales, histoire, Antiquité, Moyen Âge, alchimie, gnosticisme, hérésie, hermétisme, symbologie, Egypte, inconscient, Carl Jung
50
Commenter

#Posté le samedi 26 février 2011 15:40

Modifié le dimanche 24 février 2013 15:28

  • Amis 0
  • Tweet
  • Messenger
  • Commentaires

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (54.242.188.217) si quelqu'un porte plainte.

Connecte-toi

ou poster avec :

Xx-Eternal-Viirus-xX, Posté le mardi 04 septembre 2012 19:27

C'est un art magnifique dont j'ai eu le privilège d'aborder en cours, le gothique rayonnant étant bien sur le plus magnifique (à mes yeux du moins) avec ses vitraux et ses rosaces comme Notre-Dame de Paris... Fais-tu des études en histoire de l'art?


bertrand-escaffre, Posté le dimanche 14 août 2011 19:37

Bonjour bonjour, j'espère que Vous allez Bien, Chère Amie...

Me voici en migraine à force de ne point être à Vous parler souvent comme au début de l'an...

Puissions-nous échanger prochainement, afin d'échapper un peu au tourbillon trublion de la Vie.

A Bientôt.

Bertrand


Japanese-Zombies-Heroez, Posté le dimanche 05 juin 2011 17:20

Hello.

T'inquiète pas, j'ai le temps pour un forum, je suis sur un de Tarja (celui ou tu es) et j'ai mon propre forum à gére, que non, tu ne dois pas connaître.
C'est www.dir-en-grey.discutforum.com.
Il parle principalement du groupe (que tu peux voir vite fait par mon autre blog Kaoru-dir-en-grey.skyrock.com) et d'autres choses également.

Pour TU, les chansons qui en ressorte favorite pour moi sont Shot In The Dark, Faster, Sinéad et surtout Lost, j'aime cette chanson, quand elle chante le "Help me I'm buried alive, buried alive" Sa me donne des frisson, j'aime tout simplement.
Sinon le reste est pas mla, mais comme je t'ai dit, les piste ou la musique est assez rapide, j'ai du mal. Je ne suis pas habitué. XD Mais il n'est pas du tout désagréable à écouter, il s'écoute assez facilement, je suis plutôt contente.

Ah oui un site sur les cathédrales, sa serait la classe, mais ça demande du temps, car chaque bâtisse à son petit mystère.
J'ai fait la cathédrale St Paul à Londres mais nous sommes juste rentré vite fait dedans, car si on voulait la visiter, fallait payer. Hors à ce moment là comme j'étais à Londres pour Dir en Grey, je me devais de garder mes pauvres sous pour les goodies XD Mais elle en jette de l'extérieur mon dieu et rien que l'entré, ou j'ai pu pénétrer c'était d'une beauté....ah la la.
Enfin, un jour je pourrais en faire plus XD

A bientôt et merci de ton passage =)


Japanese-Zombies-Heroez, Posté le mardi 31 mai 2011 19:06

Et j'ai oublié de dire, que lorsqu'ils mettent la devanture d'une cathédrale en couleur, mon dieu comme c'est beau.
Celle de Reims à fêter c'est 800 ans dernièrement (si mes souvenirs sont bons), j'aurais aimé voir cette animation qu'ils ont fait pour l'occasion.


Japanese-Zombies-Heroez, Posté le mardi 31 mai 2011 19:04

Comment ai-je pu rester sans mettre de coms à cet article.
Je suis une passionné des Cathédrales, j'adore en visité.

J'ai la chance de vivre pas très loin de la plus grande de France qui est celle d'Amiens, que j'ai visité des milliers de fois. 8D
La Picardie a une côté gothique en architecture, d'après le conseil général. (il y avait même un site sur l'art gothique avec la cathédrale d'Amiens)
J'ai vu celle de Paris plusieurs fois, en Janvier dernier, j'ai fait celle de Vannes (qui est aussi connu sous le nom basilique) j'ai découvert celle de Strasbourg le mois dernier (en mai) , celle de la Ville d'Eu et j'ai fait celle de Rouen, qui me plaît pas trop.
J'aimerais bien en visiter plus, en découvrir d'avantages. Cet été je pars en Allemagne et je vais essayé de voir dans la ville ou je vais, si il y en a une.
J'aime le architecture et ceux avant d'être devenu gothique en mon jeune temps. C'est une passion, des que je peux, je visite, j'aime allé dedans sans être croyante.
Des que j'en ai l'occasion, je visite la cathédrale d'une ville qui m'est inconnu.
Puis ça permet de découvrir plusieurs structure de bâtisse comme elle, elles ne se ressemble pas tous et ça c'est merveilleux

Bref j’arrête mon roman XD
Bel article en tut cas, c'est bien de les mettre à l'honneur.


vernitananc, Posté le mercredi 18 mai 2011 18:13

Bonjour à toi ou bonsoir :)
En fait, les druides n'ont jamais disparu, c'est un peu ce que je sous entendais la dernière fois.
J'habite en bretagne et je peux te certifier que cette philosophie et cette pratique ne se sont jamais arrêtées.
Le drudisme n'a pas soudainement disparu à l'antiquité tout comme les premiers alchimistes ne sont pas nés au 12ème siècle.
Depuis la nuit des temps en pays anglo-saxons, les druides représentaient le pouvoir religieux.
Lorsqu'ils ont voulu s'implanter sur ces territoires, les chrétiens ont voulu les évincer et par pression sur les "chefs d'état" de l'époque les ont fait officiellement releguer au statut de magiciens et de rebouteux qui ne connaissaient pas le vrai dieu.
Cette perte de statut les a contraint à diversifier leurs activités professionnelles pour simplement pouvoir survivre financièrement et aussi je suppose psychologiquement car au fil des années et des siècles qui suivirent tout druide qui se présentait comme n'étant qu'un simple druide passait pour un marginal et jusqu'à notre époque un illuminé...
Ce sont des savoirs ancèstraux qui ne se communiquent que par voie orale mais il existe aujourd'hui encore des écoles ( plus ou moins sérieuses ) druidiques.
A voir à ce sujet sur http://www.avallon.ch/ sous le titre "L'école druidique d'helvetie" un bon article de Phillippe Camby qui est très court mais qui montre bien l'alchimiste dans le druide.
A lire également sur http://enorus.unblog.fr/enseignement-oral/ sous le titre "Communauté des driudes du Québec" un article qui s'intitule "La voie initiatique" qui montre bien cette continuité du savoir et, ce qui me semble encore plus interessant, établi des parralèles entre différentes diffusions de philosophies de même nature dans le monde.
Un autre article enfin sur http://religionsdelaterre.wordpress.com/traditions/c sous le titre "Agir pour les religions de la terre" retrouve au druidisme des traces datées du 18éme et explique ce qu'est être druide aujourd'hui.
Les alchimistes quant à eux, je serais tentée de dire qu'ils existent également depuis la nuit des temps.
Ils ne sont pas seulement druides, ils sont aussi sorciers, chamanes ou pratiquant du Qi ou du ryukyu.
Ils ne sont pas seulement européens.
La poudre à canon par exemple est connue pour avoir été crée par des alchimistes qui étaient chinois et celà au 7ème siècle.
L'Alchimie n'arrive pas en europe au 12éme siècle mais elle connait à cette époque en ce lieu un essort formidable dû à des Alchimistes hors pair et à l'insertion dans ses pratiques d'autres "philosophies", de connaissances d'autres types...
Voilà, j'espère que celà aura pu te donner quelques pistes.
" Tout est vivant tout est liè" et moi j'ajoute : " Tout est mana tout est lié, il n'y a pas de rupture ; que des continuités et des mutations."

P.S : félicitation pour ce très bel article et ces jolies références musicales.
Let there be rock :)


bertrand-escaffre, Posté le jeudi 05 mai 2011 22:39

Bonsoir...

Bon, je me prends un café, vu l'heure et la joie de Vous lire.

Justement, je me suis dit que nos travaux se rejoignent, et nous avons intérêt à assembler

et compiler certaines de nos recherches.

De mon côté, il me faut trois blogs : celte, germain, euscarien. Plus un, omni-peuple, de

plus longue haleine.

-

Peut-on déplacer des commentaires ??? Quel est le protocole télématique ?

-

Le domaine gallo-romain.

Quels sont les arguments hist. arch. légendaires, permettant de penser que ce territoire fut

romanisé plus qu'en politique ?

Je plaisante. La justification livresque est importante, alors je vais être plus précis.

Dans mon cursus, j'ai suivi une phase d'études accélérées, dont un bref module sur ce

domaine. Je n'y ai rien compris. Le contenu ne correspondait pas au titre de l'objet décrit.
C'est vrai, on attendrait des gaulois mélangés à des romains ???
Or le cours parlait d'un domaine, récemment romanisé, puis brutalement coupé du monde

romain, et faisant en sorte - surtout - de le rester, en feignant allégeance continue. Puis,

cela se sait à Rome, qui décide d'intervenir, mais en est empêchée par ces même coupeurs

d'axes que sont... Les Saxes ? Ou autres, en tout cas, une des trèsnombreuses tribus

germaines.
Il était dit que le terme gallo-romain répond à la nécessité de nommer les choses par défaut,

en s'appuyant ici sur l'époque : on se situe à cheval entre deux cultures.
L'une est celte continentale, l'autre est romaine.
Récemment, j'ai consulté des documents. Wikipédia, et d'autres.
C'est alors que j'ai compris ce dernier aspect du cours. Il m'aura donc fallu de fin 2006 à

début 2011 pour percuter. Vous voyez bien que je suis Breton (à un quart).

La culture romaine s'implante toujours d'une façon que je trouve révoltante et pernicieuse -

comme toute ingérence culturelle, d'ailleurs.
On pose un Maire et des prélats, les gens veulent parler comme eux, en une génération, les

prénoms locaux changent.
Ensuite la culture locale est abandonnée.
Le domaine en question ici n'a eu que peu de Temps d'exposition, et le système romain ne

pouvait justement s'implanter que par une communication centralisée durable.
Si influence romaine il y a indéniablement eu, celle-ci n'a pu logiquement que se métisser

avec le reste de culture celte préalablement présente.
Les germains étaient la menace enclavante (péninsulante ? Acculante, serait certes plus

juste.). On peut - encore logiquement - supposer que la culture germanique (et laquelle,

d'ailleurs ? Il faut ici vérifier quelle tribu exerçait sa pression), a eu une influence au moins

comparable à celle de Rome.

L'Empire n'a pu être uni de caractère.

Si César a prétendu avoir vaincu LA Gaule, il a clairement menti. Il savait bien la disparité de

"ce" pays, et il devait présenter sa victoire comme celle d'un homme seul (mais bien

accompagné) face à un ennemi massif et uni.
Cette Gaule était comme une petite europe - et la pertinence de ma remarque changera

comme l'Europe aura sa rapide et cahotique évolution...

(Fin du premier segment du commentaire.).

Note : seul le " - " aparaissant entre les deux derniers segments fait partie du commentaire, du moins pour ce qui concerne les tirets situés entre deux segments. Ceux dans le corps du texte sont évidemment normaux.


bertrand-escaffre, Posté le jeudi 05 mai 2011 22:37

Second segment du commentaire...

-

Il y a deux régions qui montrent encore leur caractère typique : Bretagne et Terres

Basques (dont le Béarn, les Landes et la Gironde).
La Bretagne : hormis l'ouest, envahi d'immigrants Celtes insulaires, il reste le pays Gallo

(ce qui veut dire "étranger"). Ces gens ont un accent proche du berrichon, du picard et du

ch'ti. Ils ont une attitude générale différente du reste de la France, hormis en ce qui

concerne le Berry. On sent donc ici une attitude gallo-germanique.
Il faudrait fouiller dans la toponymie.
En Berry, les noms de lieu sont gaulois. A bien y regarder, c'est de l'Allemand, du

Norvégien, tout ce qu'on voudra, mais ni du Gaël, ni de l'Ouèsque.

Les Basques, quand à eux, étaient respectés des romains, qui n'ont pas vraiment cherché

à les aculturer.
Je ne sais pas pourquoi.
La description de ce peuple par un empereur romain montre en filigrane une certaine

estime, le ton montre une conception d'égal à égal, et l'absence de volonté d'extension de

ce côté - là du monde. Ont-ils pensé trouver là un peu comme leurs frères ? Même la langue

basque semble avoir suscité un certain intérêt, ou, au moins, une curiosité plutôt

surprenante. On ne peut pas en dire autant des Ligures, dommage : ç'aurait été intéressant

d'avoir des cours de ligure à disposition.

En conclusion, l'argument pour dire que la romanisation a été moins forte que ce que

l'image de l'Empire laisse usuellement entendre, c'est justement la vacuité logique de

l'argument romain. Une occupation de très courte durée par rapport au reste de l'Empire,

une impossibilité de communication, donc soit l'absence d'encadrement massif, soit le

retournement de l'encadrement encore présent (même chose qu'entre l'Angleterre et ses

colonies d'Outre-Atlantique, sauf qu'ici ce ne seraient pas les Celtes et leurs cadres

romains qui se seraient retournés : ce seraient des germains qui auraient coupé la route au

Romain, et je crois bien que cela a dû se passer vers le Rhône, par là. Les Romains ont

essayé à plusieurs reprises de rétablir la liaison, sans jamais y parvenir...).

C'est le non-argument de la romanisation qui montre justement que la romanisation du

domaine, s'est plus retournée contre Rome qu'autre chose. Sur le plan militaire, les gens

de cette ancienne Bretagne ont bien dû mettre à profit l'exemple de Rome.
Sur le plan culturel, et notamment des sources, nous disposons des écrits romains : 90 %

de propagande, ce qui est logique et désigne forcément une grand empire politique, social

et moral.

Au final, il est difficile de parler de survivance de la culture celte : c'est un métissage entre

un substrat et un apport certain mais de trop courte durée pour être effaçant.
Si "gallo-romain" désigne l'époque, par défaut de sources aidant à la définition culturelle

(et c'est toute la difficulté pour les historiens, qui ont ici trouvé un compromis), on peut dire

que ce terme tombe bien aussi sur le plan culturel, et que justement il appelle à plus de

précision.

On peut ainsi se demander à quel point, dans ces contrées lointaines et nouvellement

acquises, les Romains ont exploité leur capacité à "flatter" l'usage local pour un meilleur

consensus, ce qu'ils faisaient en général plutôt bien - pas forcément par tact, plutôt par

prudence, sauf à dire que l'utopie d'une humanité fraternelle ait pu être un de leurs

moteurs..?
Pourquoi pas. Quand je vois le sort de Carthage, j'ai un doute... Mais l'histoire de Rome,

même plus courte que celle de la Chine, repose sur plus d'une tête...

-

Différences entre cultures celtes et germaniques.

J'aurais envie de dire qu'il y en a peu, voire pas.

En entendant de l'Ecossais, (peuple ayant échangé ses terres avec les Irlandais "de

souche", et en décalage... Suite à des désordres germains...), à l'oreille, comme ça, on dirait

de l'allemand avec beaucoup de voyelles (notamment des nasales). Cause de ma difficulté

à apprendre une telle langue (même remarque pour le portugais, que je ne maîtriserai

sûrement jamais.).
Pour le Breton (gaëlique, de l'Ouest), une ressemblance un peu moindre.
Des gens dynamiques et directs, comme des germains. Cela se retrouve chez les landais,

mi bruns, mi blonds, et aux toponymes souvent germains. Le caractère y est toutefois

différent.
Intéressant : l'accent Cokney, identique à celui des Ch'ti, mais aussi à celui des Gallo et

des Berrichons, même si la nasalité se réduit par vecteur sud.
Intéressant aussi, l'accent, mais encore la prononciation de chaque phonème, an Gallois.
On voit bien, en écoutant cette langue, que du Saxon, ou du Germain, ou autre, en tout cas,

quelque chose de proto-allemand, a injecté dans l'île d'Angleterre du vocabulaire et de la

grammaire, changeant la langue en totalité, sauf dans sa prononciation.
Les français, hormis du sud - est, n'ont pas d'accent italien. On peut donc supposer que le

français régional traduit les apports liguistique romains - sauf noms d'arbres et de fleuves -

mais aussi le substrat d'accent de mot et de phrase.


bertrand-escaffre, Posté le jeudi 05 mai 2011 22:36

Avant-avant dernier segment du commentaire...

-

Personnellement, il me semble que la différence de date et d'origine entre Celtes et

Germains sont trop insignifiantes pour qu'on parle de réelle différence. Ce serait plutôt de

la nuance culturelle.
D'ailleurs, quand on compare le peu d'Etrusque ou de langues italiques, ainsi que du Latin,

avec le germain, franchement, je n'y vois que des inflexions provoqués par une différence

d'accents.
A moins de dire que les nordiques seraient venus en vacance en italie un été il y a trois ou

quatre mille ans ? Il s'agit bien de la même langue, avec des apports sémitiques et

méditerranéens au sud, et des apports ouraliens au nord (finnois, donc euscaroïde (*) ) -

apports substratiques au nord, substratiques et continus au sud...
En premier lieu, j'avais pourtant cru à une romanisation des germains, mais elle n'a jamais

eu lieu, du moins en ce qui concerne les germains dont les allemands, autrichiens,

norvégiens, danois, hollandais, anglais, etc, parlent aujourd'hui les variantes de leur

langue.
Or on ne peut pas dire que ce peuple aurait été assez admiratif de Rome pour envoyer des

espions dérober des livres de grammaire et dictionnaires de Latin.
Et quand on voit la forte similitude entre l'indo-européen et le Latin, on comprend le

pourquoi de ces similitudes.
Il est possible que Nordiques et Etrusques soient issus d'une même vague... Doit-on y

inclure les Slaves ? Mystère et boule de gomme, en ce qui me concerne.

(*) = euscaroïde par défaut, puisqu'en fait ce mot est lié à un lieu, comme tout nom de

peuple euscarien. Il est clair que l'euscara est la langue pyrénéenne, que l'ausque est la

langue "euscarienne" d'un peuple habitant une zone densément boisée. Euscaroïde reste

un abus de langage par définition, mais on le comprend quand même - sous réserve

d'accord de principe sur une parenté phylogénétique entre l'Ouralique et l'Altaïque... Ce qui

est encore une longue histoire.

-

Voici une rumeur jamais vérifiée, mais que je garde au chaud car elle pourra s'avérer

éclairante lors d'une lecture :
Peuple(s) Celtes :

Première affirmation, apparemment très relayée par le consensus des historiens.
- passés par la Grèce, où ils reçoivent leur surnom de keltos, ou "tête dure".
Je me demande alors : qu'ont-ils été fiche en Grèce ??? Admettons. De l'Iran au centre-est

de l'Europe, c'est peut-être un chemin plus attrayant que le grand nord, certes.
Bon, moi, les consensus d'historiens, c'est comme en biolo, j'aime bien m'y attaquer. Pas

Vous ?
D'ailleurs, quelle est encore cette histoire de nom grec, quand on parle de Galates et de

Galilée ? Peut-être que le nom tombait en concordance avec un quolibet facile, ou

opportun.

Seconde affirmation, dite par un Breton, et je me demande bien, justement, quelle a pu être

sa source. Le seul point que j'ai noté à son propos, est qu'il a toujours cherché l'info plutôt

que de l'attendre, mais que son caractère autodidacte lui donnait une affreuse

prononciation de l'anglais, et rendait décalée sa conscience notionnelle. Ce qui est

dangereux dans notre propos.
- arrivés en Europe, ils trouvent des autochtones. Ils s'installent sans se mélanger, gardent

leur suprématie technique (notamment agricole) <Un autre étudiant confirme ce point et

ajoute : militaire>, et mettent à profit cela pour rester un peu comme une caste plus ou

moins dominante, en tout cas confortablement installée.
Puis leur prospérité se trouve menacée, ils trouvent refuge dans les... Balkans ? Ma

mémoire fait défaut sur le lieu, mais comme monts de centre-Europe, je n'ai ultérieurement

détecté que cette possibilité.
Enfin, ils retrouvent une expansion, mais jamais aussi large qu'auparavant. Leur territoire

ne cesse de se morceler, leur culture se fusionne aux nouveaux apports.

Point étrange, qui appelle approfondissement : tout le monde parle d'Europe Celte... Ce qui

laisserait entendre "totalement" celte.
Or ici on pense à une Europe non-celte mais avec présence celte, minoritaire et dominante.

Identification ultérieure à l'occupant, plus apte à passer dans la légende ? A voir, là aussi.
Tiens, c'est marrant ! J'ai rencontré un Aymara (ou Amayra ? Je confonds toujours...). Je

croyais, comme beaucoup de gens, que son pays était 50 - 50 en terme de métissage, et

que celui-ci était abouti. Or, non : à ses dires, le pays est occupé par 10 % de blancs latinos

qui sont au pouvoir et possèdent Tout, tandis que la majorité écrasante - mais dominée -

est indienne. Comme quoi...
Alors, phénomène intéressant (hélas !) : la honte de sa propore culture chez les jeunes, ou,

au moins, un manque de motivation, qui se traduit par un adoucissement énorme de

l'accent.
(Un Ghanéen m'a fait la même remarque. Curieux. Est-ce la télé, ou quoi, qui provoque cet

amenuisement ? Mystère inquiétant. C'est peut-être la fin annoncée, ou programmée, du

"H" aspiré pour Tous les peuples ???).


bertrand-escaffre, Posté le jeudi 05 mai 2011 22:35

Avant-dernier segment du commentaire...

-

Plus récemment, je suis tombé sur les descriptions de Hallstatt et la Tène, qui éclairent sur

la succession des événements.
Des Perses arrivent, ils utilisent un métal, puis un autre.
La première vague parle une langue, la seconde parle à peu près la même langue, mais à

déclinaison conservée. Pourquoi ? Ils ne sont pas un rejeton local, et peuvent venir de

l'est, source d'émigration (ou d'immigration...). Ceci prouve une émigration de plusieurs

vagues depuis l'Iran, ou d'autour de l'Iran, et dont les raisons sont à élucider.
La première est très sédentaire, la seconde est conquérante, les conquêtes se faisant à

chaque génération (pas tous les vingt-cinq ans, mais pour dire : en fonction de

l'étriquement du terrain de chacun, dû au jeu du système d'héritage).
Chez les germains, la spécificité de ce système, c'est son effet dynamo.

Si je dois payer un militaire, il me faut plus de terre ! Donc il doit m'en fournir, en allant voir

le voisin... Pardon : en allant piocher, chez le voisin. Si je veux m'occuper de ces terres, il

me faut plus de gens, plus de démographie, ce qui fait moins de terres à chacun. Et ainsi

de suite.
A vérifier, le fait que les germains qui ont envahi l'Europe - donc, plus tard, le monde,

surtout nord - viendraient du Danemark. Ce seraient eux qui avaient ce système d'héritage

partagé.

Que ce soit leur origine commune, et sans égard aux apports des diverses tribus

germaines, il est Vrai que ce système "héritage équitable / conquêtes" est spécifique.
Chez les Basques, tout va à l'aîné.
Les autres vont dans d'autres maisons, et changent leur nom pour celui de leur nouveau

logis - un Basque portant toujours le nom de son lieu, jusqu'avant l'actualité.

Pour les Celtes, je ne sais pas, mais si j'en crois l'allusion d'un prof d'histoire expliquant

pourquoi les Bretons ne voulurent pas décapiter leurs nobles, s'attirant les foudres

révolutionnaires... Il semble que chacun était pauvre, faiblement loti en terres, le noble étant

un égal social, voisin banal, et porteur d'un titre purement honorifique.
Ceci semble dénoncer une absence relative de grands domaines ou vastes héritages, et

une importante fragmentation des lopins individuels.
Ce serait donc une situation où l'héritage divisant (le territoire) ne se serait pas

accompagné de grosses vagues de conquêtes extérieures.
A bien y regarder, je n'ai jamais entendu parler de menace bretonne, d'occupation

bretonne, ou autre.
Il existe un micro-peuple : quelques maisons en bord de falaise, à l'ouest de l'ouest de

l'Irlande.
La poignée de parlants "pur celte d'antan" s'est peut-être éteinte au moment où je Vous

parle.
Pas très conquérants, ces gens-là...

Conclusion globale jusqu'ici : nous avons tous peu de sources sur l'identité celte du

domaine gallo-romain - l'antithèse, romaine, étant fortement sujette à caution - et sur les

ressemblances entre mondes celtes et germains - les revendications culturelles et

politiques des uns et des autres brouillant par trop les pistes, ce m'est avis - et ce second

point apparait au moins attesté par des ressemblances linguistiques, mais aussi

historiques et géographiques. (Historiques au sens large : j'inclus dans ce terme la

protohistoire.).
La nécessité qui s'impose à nous est de synthétiser les informations, après les avoir

regroupées, puis critiquées.
Je me demande si cela a été fait, car il est possible que les esprits s'échauffent parfois de

façon partisane : cela a pu se produire, et la masse d'informations disparates disponible a

pu souffrir de l'absence d'outils de pointe tels que le réseau internet, qui nous ouvre

désormais les portes de la distance et du Temps.

Je Vous invite donc à ce que nous compilions le plus possible d'information sur ces deux

vagues culturelles, mais aussi sur leur sustrat pluriel : eurasiatique et méditerranéen. On

n'a pas réussi à apprivoiser la compréhension, ni de l'un, ni de l'autre, c'est peut - être en

attaquant par la face germano(-latino)-celte qu'on y arrivera.
Notre avantage pourrait résider dans la détection d'une erreur, car les apports scientifiques

nouveaux répandent rarement leur rafraîchissement sur l'intégralité des doctrines

installées. Il reste toujours un peu de déblayage, n'est-il pas ?

-


bertrand-escaffre, Posté le jeudi 05 mai 2011 22:34

Dernier segment du commentaire...

-

Avez-Vous des notions sur les Illyriens ?

-

Pour ce qui est de la proto-trinité gaëloïde, ou autre, il est clair que les traces et les sources

ne sont pas légion romaine.
J'ignore si des tribus ont pu faire cohabiter trois dieux dans leurs panthéons respectifs.
En général, on observe une impersonnification des sociétés dans leurs cultes respectifs.
En particulier, c'est plus la fonction triple (travail, pensée et combat), qui semblent

l'emporter sur le nombre précis de déités, en ce qui concerne les plus connues.
On a ici une direction multiple de recherche :
- les castes divines dans les différents cultes.
- la répartition numérique des rôles en reflet de société, chez les déités de ces différents

cultes.

Ce qui peut nous aider, c'est de penser que les religions prennent une forme-miroir des

sociétés, bien que des variations puissent apparaître par contact entre cultures : cela se

produisit chez les romains et chez les arabes. Qu'en était-il des héllènes : leur panthéon

fut-il riche en apports locaux ? Il y a à creuser ici aussi, puisque l'origine de la culture

grecque antique est multi-source, même si c'est sur une échelle de lieu qui nous paraît

restreinte aujourd'hui...
Ce présupposé peut éclairer, et reste à vérifier dans sa généralité ou dans son caractère

exceptionnel.
La difficulté de conversion au monothéisme est également une notion à clarifier, car les

tribus n'ont pas toutes réagi de la même façon ni pour les mêmes raisons : pactes et

inimitiés, intérêtes économiques et privilèges en lien avec l'envahisseur ou non, etc. Les

raisons économiques ont pu prévaloir sur le culturel, forcément religieux à l'époque.

Je note au passage que Vous dites druides/chamans/prêtres. Cette histoire de chamans

me dit quelque chose. Avez-Vous souvenir si des chamans ont pu cohabiter de manière

distincte avec les druides en certaines zones et à certaines époques ?

Vous évoquiez le triskelion... Justement, cela me fait penser au lauburu.
C'est amusant, j'ai décelé en proto-basque quatre attributs d'un même Dieu, qui désignent

des positions, des rôles particuliers par rapport à l'ensemble créé, à savoir :
- unification, apport, action, ponctualité, finalité, supériorité, réalité, éclairement ;
- répartition, apport, obligation, éclairement :
- conservation, provenance, possession, élévation, largeur, éclairement ;
- protection, multiplication, contrainte, possession, regard, supérité, éclairement.
Je n'arrive pas à trouver le cinquième, qui serait la potentialité / éventualité, attendue en

deuxième position. Le Basque moderne le contient en filigrane, pourtant, j'ai l'impression

que c'est un artefact plutôt qu'autre chose... Un ajout dérivé en proto-basque tardif, ayant

donné naissance au cas verbal dit potentiel, mais aussi au cas nominal possessif, qui a

d'ailleurs été affublé plus tard d'un inessif (inessif général, et non possessif de lieu,

d'ailleurs), ce qui donne désormais au basque des terminaisons "à la germanique",

puisqu'il s'en colle un peu partout, de ce -n (il n'y gagne pas en sens, d'ailleurs).
Il est possible que ces quatre notions n'aient d'ailleurs été que trois, voire deux au départ.

(La première étant distincte des trois suivantes, originellement peut-être groupées, la

seconde dans la liste ayant pu se détacher rapidement des deux dernière, relativement

indistinctes autrefois, mais très bien séparées aujourd'hui.).

Alors, est-ce que ce quadriskelion aurait un lien avec cette thèse d'un quadruple attribut ?

C'est peut-être un soupçon facile. D'abord, est-ce un symbole religieux ????? Les stèles à

tête-boule le sont peut-être plus clairement, du fait de leur caractère érigé, et d'après la

croyance populaire... Mais cela ne reste que conjecture en attendant mieux. il faudra fouiller

le reste de l'Europe, voire l'Asie ou au-delà, pour avoir la réponse.

-

Hé hé... Pour ce qui est des Anges, sur eux la Paix... Même les gravistars obéissent, alors,

dans ces conditions, il me semble téméraire de s'adonner à l'angéologie - surtout qu'on

annonce des avis de tempête... Mieux vaut passer en ligne directe : il y a moins

d'interférences et de court-circuits.

-

Belle Journée à Vous.

Bertrand.


3abdulHakymALGARABun, Posté le vendredi 29 avril 2011 23:08

P S : en tant que premier château "Renaissance" (officieux, selon l'échelle critique en terme de renommée géographique), le château de Gien est aussi le dernier du Moyen-Âge en France : son allure est assez hybride...

Belle Journée à Vous.


3abdulHakymALGARABun, Posté le vendredi 29 avril 2011 23:05

Ah ! J'ai un scoop pour Vous.

A Gien, d'où je viens, il y avait un rendez-vous de chasse, et c'est Anne de Beaujeu qui en hérita. Entre-Temps, ce simple (?) bâtiment avait été remplacé par un très joli château, le premier de la Renaissance, puisque conçu par des prisonniers italiens, pas moins que des architectes et autres corps de métier liés à la construction...

Il est de briques rouges et de tuiles d'ardoise, et regorge de symboles : flèches, cercles ou cibles, et autres symboles ésotériques (?).

La visite est très sympa.

Il y a des tapisseries médiévales, des arbalètes, carreaux, boutons de chasse, oeuvres étonnantes inspirées de formes animales, un tableau énorme avec un de ces ciels comme on n'en peint plus... Hélas une collection de trophées d'animaux aux cornes torses...
Il faut préciser que ce nommé "Musée de la chasse", est en fait un musée d'art, hébergeant des oeuvres ou objets en rapport avec cette thématique et sur le plan international.

Visitez-le, ou récupérez des photographies ?

Au sud de Gien, c'est étrange : si on considère les faubourgs sud de Paris, qu'on met leur propre banlieue traditionnelle en centre-ville, on obtiendrait Melun. Même opération pour Melun, on obtient Fontainebleau. Même chose, on obtient Montargis. Pareil, retirons le centre-ville et groupons la périphérie : on a alors Gien, première ville à chants d'oiseaux.
Réduisons Gien : on a Briare.
Encore une fois : on a Bonny, blanchâtre et désuette, au toits vaguement bleus. Et ainsi de suite.
Jeune, j'ai poursuivi cette ligne.
Jusqu'à un petit bled rural pas possible, dont le centre ville, rudimentaire, avait perdu ses couleurs café-crème pour laisser place à de vieilles bâtisses sombres...
Une affichette cherchait deux ou trois bûcherons pour une ANPE-fantôme.
Je sentis une présence, et me tournai, pour voir surgir un passant collatéral au visage de loutre avinée et sursautante à la vue d'un intrus que j'étais.

La prudence étant de rigueur pour l'estrainger, je repris la route sans tarder au guidon de ma fière mobylette MBK.

J'ai bien aimé l'est lointain de Bonny ou d'Ouzouer sur Trézée (pays des Oratoriens), car n finit par tomber, avant Auxerre, sur des petits pâtelains fort jolis, notamment un où il y a une vieille ferme fortifiée, ou un petit fortin, qui ne paye pas de mine et se dévoile par surprise au détour d'un des confins du bourg. Il est très tassé, ce petit ensemble de murs apparemment épais, et où les angles semblent se calfeutrer pour laisser place à la rondeur d'une sorte de tête comme de chaume, aplatie, recroquevillée entre ses épaules. C'est une impression nocturne, et le toit était peut-être d'ardoises.
Un nom en -y, je crois, équivalent germano-celtique des -ac et -iac du sud-ouest... (on trouve aussi des -ac, ou plus couramment des -y, -zy et -ay dans le Loiret et autour...).

A Bientôt.

Belle Soirée à Vous.


x-Miss-Nob0dy-x, Posté le mardi 26 avril 2011 17:53

Ce sujet est passionnant ! Tu m'as appris beaucoup de choses que j'ignorais, merci beaucoup. Ton blog est très riches en connaissances :)


CorvvsAmalensis, Posté le lundi 18 avril 2011 08:06

Superbe... Merci pour cet honneur.

Un petit coucou du descendant d'Amal, Bébert d'AQVITANIAE pour Vous servir. ;-)

Belle Journée à Vous...


Blutsaugervon68, Posté le samedi 16 avril 2011 10:44

En ce qui concerne cette architecture, je m'en doute bien et je te comprends.

Si tu publies des articles, c'est pour que tes visiteurs donnent leurs opinions. Il est évident que je mette au moins un commentaire et il n'est donc pas nécessaire de me remercier pour cela.

Pour les deux groupes que tu viens de citer, je vais en prendre connaissance avec grand plaisir, je te remercie.


Blutsaugervon68, Posté le samedi 16 avril 2011 09:22

Je trouve cet art très intéressant. Les édifices d'Angleterre ou encore l'hôtel de ville de Munich sont impressionnants. Un véritable plaisir pour les yeux.


GoodBye-Mr-Sweeny, Posté le samedi 02 avril 2011 12:21

Merci beaucoup. C'est gentil :)


Runa, Posté le samedi 26 mars 2011 13:13

Je connaissais déjà les grandes bases de l'art gothique, ses différences avec l'art roman etc mais je n'avais jamais entendu parler d'un rapport direct avec l'alchimie. J'ai, et c'est une opinion personnelle, la certitude que les alchimistes nous laissent des messages secrets, encore à l'heure actuelle et déjà à l'époque pour qui saurait les voir, mais spécifiquement des cathédrales, je n'en avais pas eu l'idée.
Pour ce qui est des symboles que tu as vu, prends gare à ce que ce ne soit pas de simples indications de mesures ou d'emplacement de la pierre. (Tout le monde ne savait pas forcément lire à l'époque, dont sans doute les bâtisseurs.)
Enfin, ces fameuses gargouilles. C'est vrai qu'on pourrait s'en poser des questions.. Il y a peut-être des raisons précises, mais je ne les connais pas aussi j’émettrai juste l'hypothèse qu'à cette époque, il était important pour l'église que le peuple reste sagement croyant. Il ne fallait pas par exemple qu'ils retournent dans le paganisme, ce genre de choses. C'est pourquoi des figures terrifiantes, des regards de monstres aidait à rappeler aux fidèles qu'il ne fallait pas trop s'écarter du chemin de l'église. Fais moi part de tes futures découvertes à ce sujet :)


blog-poeme-ombre, Posté le jeudi 24 mars 2011 16:56

Nnewïam a écrit : "Les bâtisseurs de cathédrales sont les ancêtres de nos francs-maçons ^^ Ils se sont érigés en confréries, ce que tu évoques, pour gagner plus d'argent sur les chantiers - les architectes et maîtres d'œuvres gagnaient bien leur vie, les tâcherons moins... Voilà pour le rapport avec les francs-maçons (qui portent bien leur nom).

Les marques sur les pierres ne sont pas des symboles ésotériques, une fois encore : dans n'importe quel édifice, actuel ou ancien, il faut que le carrier sache ce qu'il est en train de tailler grossièrement avant d'envoyer sa pierre sur le chantier... quoi de plus normal, alors, que d'écrire (façon de parler) dessus ce dont il s'agissait ? C'étaient également des repères pour ceux qui relayaient, sur le chantier, les carriers ; à savoir les maçons. L'architecte ne prenait pas la peine de visiter ses ouvriers, mais ceux-ci devaient bien évidemment savoir ce qu'ils faisaient : on ne taille pas une clef de voûte comme une pierre de maçonnerie... je te suggère pour t'en rendre compte de te rendre sur le chantier de Coucy, où des bénévoles construisent un château avec les moyens de l'époque. Extrêmement édifiant ; et là encore, rien d'ésotérique...

Le bestiaire médiéval est plein d'étrangetés, qui se comprennent aisément quand on lit la Bible ou les ouvrages du temps : il fallait effrayer le fidèle afin qu'il rentre dans le droit chemin. De même, je doute que l'alchimie, "déconseillée" par l'Église, eût eu une place dans l'église en tant que bâtiment... il n'y avait de toute façon guère la place : le chœur est réservé aux prêtres, la nef aux fidèles. Les pièces annexes (trésorerie, sacristie, hôpital parfois...) n'étaient également accessible qu'au clergé.
D'où ce deuxième rapport que je fais avec Dan Brown : ses élucubrations sur divers sujets (le musée du Louvre, Léonard de Vinci...) alimentent certes des conjectures très amusantes, mais il n'y a là rien de scientifique. Un peu comme lorsque l'on cherche midi à quatorze heures sans grande rigueur scientifique, comme tu le dis...
"

Voilà qui est très instructif, j'en prends bonne note. En tout cas, je vois que c'est un sujet qui passionne les gens, et c'est très encourageant. Je donnerai plus de détails sur mes propres recherches dans les articles suivants. Je vais peut-être vous surprendre !
A bientôt


  • 1
  • 2
  • 3
  • Suivant

RSS

Article précédent

Article suivant

Skyrock.com
Découvrir
  • Skyrock

    • Annonceurs
    • Jobs
    • Contact
    • Sources
    • Poster sur mon blog
    • Développeurs
  • Infos

    • Sécurité
    • Conditions
    • Aide
    • Signaler un abus
    • En chiffres
  • Mobile

    • Ton mobile
    • iPhone
    • Android
    • BlackBerry
    • Samsung Wave
    • Windows Phone
  • Pays

    • International (english)
    • France
    • Canada (français)
    • Belgique (français)
    • Maroc (français)
  • Autres sites

    • Skyrock.fm
    • Tito Street
    • Tasanté
    • kwest
    • Zipalo
    • oMIXo
  • Blogs

    • L'équipe Skyrock
    • Honneurs
    • Newsmusic
    • Thèmes